Maher Kassab
Choix de la marque de monture : l’opticien conserve un rôle déterminant
- mercredi, 07 octobre 2026
Depuis plus de vingt-cinq ans, nos études nous permettent de suivre les attentes des porteurs de lunettes et de mieux comprendre ce qui guide leurs achats. La place des marques dans le choix d’une monture constitue, à cet égard, un sujet particulièrement intéressant. Quelle importance les consommateurs lui accordent-ils ? Et quelle place laissent-ils au conseil de leur opticien ?
Pourquoi tant d’opticiens renoncent-ils encore à l’adaptation des lentilles ?
- lundi, 06 juillet 2026
Alors que le marché des lentilles de contact reste un levier de croissance pour les magasins d’optique, une large partie des opticiens continue de ne pas proposer l’adaptation en magasin. Issu de nos études, le graphique ci-dessous met en lumière une réalité souvent méconnue : les freins sont avant tout structurels et organisationnels, bien plus que commerciaux.
Prise en charge de la myopie infantile : des disparités entre professionnels de santé
- mardi, 05 mai 2026
Depuis plus de vingt-cinq ans, les ophtalmologistes participent à nos études - et je les en remercie d’ailleurs vivement - sur bien des sujets de santé visuelle. Leur engagement constant à répondre à nos enquêtes a largement contribué à faire progresser, notamment, la compréhension de la prise en charge de la myopie évolutive. Comme je l’ai déjà évoqué dans plusieurs publications, je considère que la prise en charge de la myopie évolutive chez l’enfant constitue une véritable révolution dans la filière de l’optique. Cette avancée repose à la fois sur l’innovation des industriels — notamment à travers le développement de verres et de solutions thérapeutiques spécifiques — mais aussi sur la mobilisation croissante des ophtalmologistes en France. La démocratisation de ces nouveaux dispositifs repose évidemment en grande partie sur le niveau de leur prescription.
Si nous disposons aujourd’hui d’un ensemble de solutions capables, à terme, de répondre à ce qui s’apparente de plus en plus à une épidémie mondiale de myopie, nos études mettent toutefois en lumière une réalité d’appropriation plus nuancée sur le terrain. En effet, les pratiques restent encore très hétérogènes, tant chez les ophtalmologistes que chez les opticiens. Du côté des ophtalmologistes, environ un tiers d’entre eux proposent des solutions de freination de la myopie à moins d’un tiers seulement de leurs jeunes patients concernés. Chez les opticiens, on observe également des niveaux d’engagement très variables, certains étant fortement impliqués dans ces nouvelles approches, tandis que d’autres restent encore en retrait. Cette disparité souligne un enjeu majeur : celui de renforcer la collaboration et l’accompagnement de l’ensemble des professionnels de santé visuelle. Il est essentiel de poursuivre collectivement, à l’échelle de la filière, les efforts de formation, de sensibilisation et de diffusion des bonnes pratiques afin d’assurer une prise en charge plus homogène et plus efficace de la myopie évolutive chez l’enfant.
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La publicité en optique doit surtout privilégier l’information et la prévention
- mercredi, 18 mars 2026
L’existence de la publicité sur les dispositifs optiques fait l’objet, on le sait, d’un débat non seulement au sein du secteur (avec les pour, les contre…) mais aussi et surtout du côté du législateur. J’aimerais revenir ici sur l’étude que nous avons récemment réalisée sur ce sujet*. Il s’agissait de savoir comment, concrètement, les consommateurs perçoivent cette publicité. Le résultat bat en brèche une idée reçue : non, la publicité n’est pas ressentie comme une incitation à l’achat, comme beaucoup semblent le croire, mais perçue avant tout comme un vecteur d’information. C’est en tout cas ce que nous disent les sondés : près de 9 consommateurs sur 10 reconnaissent le rôle-clé de l’opticien dans la prévention de la santé visuelle. Plus d’un sur deux a vu une communication d’opticien au cours de l’année écoulée.
Pour eux, la publicité est avant tout un moyen utile pour informer sur le suivi visuel, connaître les offres, rappeler les contrôles réguliers et comparer les garanties et prix. Ils retiennent d’abord cette dimension informative, au sens large. Et le côté impulsion d’achat ? Insistons bien sur ce point, 75 % affirment que ces communications n’influencent ni la fréquence de renouvellement de leurs lunettes ni la rapidité de leur visite en magasin. Avec ces données à l’appui, il apparaît donc clairement que l’enjeu pour les opticiens est de (re)centrer la publicité sur la prévention, les garanties, les innovations techniques et la transparence tarifaire, afin de renforcer la confiance et la fidélisation plutôt que de chercher l’impulsion d’achat, à laquelle les gens sont visiblement peu sensibles.
* Enquête pour le Rassemblement des opticiens de France. Questionnaire en ligne administré du 04/09/2025 au 18/09/2025 auprès d'un échantillon représentatif de la population française ; 3 001 consommateurs interrogés





