Publicité en optique : France Assos Santé se dit "favorable à un encadrement général"
Organisation représentant les usagers du système de santé (elle regroupe une centaine d'associations de patients), France Assos Santé a participé vendredi dernier à la réunion avec la Direction de la Sécurité sociale qui envisage - via un projet d’arrêté - de mettre fin à la publicité sur les équipements optiques et audios. Quel est son point de vue sur ce sujet ? Féreuze Aziza, conseillère nationale Mission Assurance Maladie chez France Assos Santé, nous a répondu ce matin.
Tout d’abord, suivez-vous particulièrement les problématiques portant sur l’optique et l’audio ?
On s’était manifesté sur ces domaines dès 2019 lors de la mise en oeuvre du 100 % Santé. Il nous semblait, à l’époque, que toutes sortes de communications très commerciales cherchaient à "noyer le poisson" en entretenant une confusion avec le reste-à-charge zéro. Cela brouillait le message et la portée de ce nouveau dispositif qui, on le sait, bousculait ces secteurs d’activité. Dans un courrier adressé à Mathilde Lignot-Leloup, qui était à ce moment-là à la tête de la Direction de la Sécurité sociale, nous avions fait valoir un nécessaire besoin de régulation. Sur ces sujets, notre ligne a toujours été de dire que les dispositifs médicaux ne sont pas anodins, qu’ils ne peuvent pas être des biens de consommation comme les autres.
Vous avez participé à la réunion, vendredi dernier, au ministère de la Santé. Comment accueillez-vous le projet d’une possible suppression de la publicité dans ces deux secteurs ?
Nous le soutenons. Le fait que ces univers relèvent à la fois de la santé et du commerce peut induire de la confusion et parfois des dérives. Il faut donc limiter la communication autour des promotions commerciales. Les relances insistantes par SMS, notamment, ne sont pas acceptables. Ce dont on a vraiment besoin, en revanche, c’est de campagnes de prévention visuelles et auditives. Et sur ce point, les pouvoirs publics ont eux aussi une responsabilité à assumer. La valorisation du 100 % Santé, par exemple, n’a pas été suffisante, selon nous.
À date, savez-vous exactement quel(s) type(s) de publicité ciblerait l’interdiction envisagée ?
Nous n’avons pas encore de détails là-dessus. S’agit-il de l’audiovisuel et/ou de l’affichage en magasin, des relances SMS, du démarchage par prospectus ? On ne sait pas précisément, pour le moment, ce que recouvre le périmètre du projet porté par les pouvoirs publics. Mais sur le principe, redisons-le, France Assos Santé est favorable à un encadrement général.
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