Lutte contre la fraude : Atol pointe le double discours de certaines complémentaires
Hier sur Sud Radio, Éric Plat, le président d’Atol, est longuement intervenu sur le thème de la lutte contre la fraude en optique. Il estime que complémentaires santé et opticiens devraient oeuvrer ensemble, et non séparément, pour épingler « la minorité de fraudeurs » dont les agissements entachent toute la profession.
C’est une exposition médiatique qui fait le buzz. Hier, Éric Plat est intervenu en direct, et longuement, sur les ondes de Sud Radio. Le président d’Atol s’est positionné sur le dossier de la lutte contre la fraude en optique et les diverses formes qu’elle peut prendre, des petits arrangements avec le client aux ventes abusives. Un dossier d’autant plus sensible en ce moment, on le sait, avec l’examen du projet de loi anti-fraudes sociales et fiscales. Son témoignage lui a permis, d’abord, de dénoncer un amalgame : « Un certain nombre de complémentaires mettent tous les opticiens dans le même sac en disant qu’on est tous des fraudeurs potentiels, et là il y a une confusion qui est regrettable », a tenu à déclarer le président de la coopérative.
Évoquant par ailleurs le cas concret d’un associé mis en cause au sein du réseau atolien, il a aussi et surtout poser la question du double discours de certaines complémentaires qu’il estime promptes à dénoncer haut et fort la fraude mais pas toujours présentes, selon lui, quand il s’agit de porter plainte. « L’objet de ma dénonciation, a dit Éric Plat, c’est qu'on pourrait lutter d'une façon beaucoup plus efficace si les complémentaires santé acceptaient de le faire main dans la main avec les opticiens ». Il considère que ces dernières imposent « aux opticiens tout un tas de procédures extrêmement lourdes qui n'empêchent pas cette fraude. Il faut bien le dire : toutes ces procédures que chaque mutuelle décide d'appliquer pour lutter contre cette fraude n'ont pas d'effets. » « Ce que je dénonce, c’est que cette lutte se fait séparément », a encore insisté le porte-voix d’Atol.
Et c’est là que le débat de la traçabilité des équipements délivrés refait surface : pourquoi les complémentaires, qui veulent se prémunir des comportements frauduleux, ne soutiennent-elles pas alors une solution de contrôle de type blockchain ? Éric Plat pose ouvertement la question et ce faisant, il rouvre le fameux dossier - un véritable serpent de mer - de la nécessaire mise en place d’un dispositif de traçabilité à l’échelle de toute la filière.
Pour écouter l'émission de Sud Radio avec Éric Plat, cliquez sur l'image.
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