Qu’est-ce qui pousse les opticiens à faire des remplacements ?
Pour prolonger et détailler certains des résultats de l’enquête exclusive que nous vous proposons en partenariat avec IseeOp, le cabinet de recrutement spécialisé dans l’optique notamment, focus aujourd’hui sur les motivations des opticiens qui optent pour ce mode d’exercice.
Pour la majorité des opticiens, effectuer des remplacements est un mode d’exercice choisi, pas subi ; c’est le premier enseignement à tirer de l’enquête exclusive que nous présentons en partenariat avec IseeOp. Aujourd’hui, regardons de plus près les motivations des uns et des autres. Pour les remplaçants interrogés dans cette enquête, la liberté de choisir leurs missions et leur planning (87 %) est, de loin, leur premier argument mis en avant. Ils évoquent aussi la variété des magasins et des équipes (59 %), la rémunération (56 %) et l'équilibre vie professionnelle / vie personnelle (56 %).
S’agissant de la rémunération, la plupart des sondés disent largement s’y retrouver, comme l’indique le diagramme ci-dessus. Près de 57 % des répondants déclarent 2 500 euros ou plus par mois, dont 30 % au-delà de 3 500 euros et 3,3 % au-delà de 5 000 euros. Ces rémunérations plutôt avantageuses s’expliquent en grande partie par l’expérience des remplaçants. Comme nous l’indiquons lundi dans le premier volet de cette enquête, les profils de celles et ceux qui sont recrutés comportent en effet beaucoup d’anciens salariés expérimentés, de gérants voire d’ex-propriétaires de magasins.
Signalons encore que, parmi les verbatim recueillis à l’occasion de cette enquête inédite, beaucoup de répondants ont fait état d’un manque de reconnaissance et d’un revenu trop faible dans le cas d’un poste de salarié traditionnel. Romain Lucas, à la tête d’IseeOp, décrypte : « Au-delà du revenu, les avantages cités dessinent en creux une critique du poste salarié classique : pouvoir prendre ses congés quand on le souhaite (72 %), développer son réseau professionnel (44 %), ne pas avoir d'objectifs commerciaux imposés (44 %), ne pas avoir de politique interne ni de management à gérer (37,5 %), et monter en compétences grâce à la diversité des situations (34 %). »

Nota bene : Près de 70 % des remplaçants exercent sous le statut d'auto-entrepreneur ou de micro-entreprise ; 15,6 % enchaînent des CDD courts, le reste se répartissant entre entreprise individuelle, SASU, SARL et intérim.
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