Selon le baromètre Altares suivant les défaillances d'entreprises, les très petites et les jeunes sociétés sont les plus exposées aux difficultés. En optique, si on observe des signes d’amélioration par rapport au début d’année, la situation n’est toutefois pas meilleure comparativement au 2ème trimestre 2025…

Au 2ème trimestre 2026, il y a eu près de 17 500 défaillances en France, tous secteurs confondus, indique le baromètre Altares. Soit une hausse de 5,4 % sur un an. « Depuis le début de l’année, 37 700 entreprises sont tombées dont les deux tiers directement en liquidation, soit 1 500 de plus par rapport à la même période 2025 », récapitule l’institut d’études qui observe par ailleurs que les difficultés frappent plus particulièrement les très petites et jeunes entreprises. Ce qui contribue à modérer l’impact social de la hausse des défauts (le nombre d’emplois menacés recule ainsi de 9,5 % sur un an).

En resserrant la focale sur le commerce de détail plus spécifiquement, on notera des signes d'amélioration au global, avec cependant des dégradations sur plusieurs activités, dont l’optique, comme on va le voir plus loin. Par exemple, les tensions sont fortes pour les magasins multi-rayons (+ 3 %), et notamment les épiceries (+ 5 %). Le commerce alimentaire (+ 5,2 %) reste fragile en boucherie (+ 18 %). Le sport et loisirs traverse une mauvaise passe, avec 17 % de hausse, et en particulier les magasins de sport (+ 16 %). Les défaillances grimpent en flèche pour les librairies, qui flirtent avec les + 60 % de hausse par rapport à la même période l’an passé.

L’optique enregistre pour sa part quasi 6 % de défaillances en plus comparativement au T2 en 2025, avec, concrètement, 36 procédures entre avril et juin, dont 24 liquidations judiciaires et 12 redressements. Certes, c'est une amélioration par rapport au T1 2026 (avec 42 procédures actées) mais c’est moins bien tout de même qu’au T2 2025, qui n’avait alors enregistré "que" 31 procédures. Depuis le début de l’année, ce sont ainsi 78 boutiques d'optique qui ont connu une défaillance, liquidations, redressements et sauvegardes confondues. 

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