
Lunettes connectées : la martingale Afflelou
EssilorLuxottica domine le marché des lunettes connectées. Son association avec Meta (société mère de Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger) depuis 2019 s’est avérée pertinente : 7 millions de Ray-Ban Meta et Oakley Meta ont été vendues en 2025. En captant 73 % du marché, le géant franco-italien a pris une sérieuse longueur d’avance. Pour autant la concurrence s’active avec notamment l’arrivée d’entreprises chinoises qui n’entendent pas passer à côté de ce marché jugé stratégique qu’elles comptent bien redéfinir à leur profit. Les lunettes connectées Xiaomi, Rokid, Qwen (Alibaba), pour ne citer que celles-là, profitent d’un écosystème industriel intégré pour produire à grande échelle en réduisant les coûts, d’un énorme marché intérieur avec des millions d’utilisateurs actifs et potentiels, et d’une intégration des dernières technologies comme l’IA. Il semble qu’il y ait de la place pour de nouveaux acteurs ; une étude Counterpoint Research d’août 2025 constate le fort potentiel des lunettes connectées dont les ventes ont connu une croissance de 110 % d'une année sur l'autre au premier semestre 2025. Celles dopées à l’IA se détachent du lot, elles ont enregistré une croissance de 250 %.
Un nouvel entrant plus inattendu s’immisce dans ce marché : l'enseigne Afflelou, qui a lancé Magic Connect en s’appuyant sur sa collection des lunettes Magic et leurs clips aimantés qui pèsent 35 % des ventes, selon le groupe. Toujours orienté vers un usage au quotidien pour un porteur équipé de verres correcteurs, cet équipement se présente ainsi : la face de la monture Magic est conservée en l’état, il suffit de remplacer les branches classiques par des branches connectées. « La plupart des modèles existants intègrent la technologie dans une monture unique, pensée d'abord comme un produit électronique. Cela limite le choix et peut alourdir la structure. Nous avons fait le choix inverse : partir de la lunette d'opticien et ajouter la connectivité comme une option », expliquait Anthony Afflelou, directeur général du groupe éponyme interrogé par le JDNews. Une approche techno astucieuse pour dédramatiser les lunettes connectées et les rendre accessibles au plus grand nombre. Et peut-être en attirant de nouveaux clients vers une enseigne innovante qui n’oublie pas son cœur de métier : corriger la vue, en la connectant ou pas.
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