
Lunettes connectées : gagner la bataille de l’IA passe par le style (avant la techno)
Si Ray-Ban a incontestablement ouvert la voie des lunettes connectées, la concurrence fourbit ses armes pour ne pas passer à côté d’un marché estimé à 5,78 milliards de dollars aujourd’hui, et qui devrait dépasser les 20 milliards de dollars en 2033, selon la société d’analyses sectorielles Verified Market Reports. La coréenne Samsung Electronics Co. et l’américaine Google, filiale d'Alphabet Inc., ont dévoilé leurs modèles de lunettes connectées. De concert, elles se sont associées à des lunetiers créateurs à l’expérience reconnue en matière de prescription pour attirer un public sensible au design et en recherche de technologies multimodales embarquées aisément accessibles : Warby Parker et Gentle Monster garantissent que le style passe avant la techno.
Le lancement de ces lunettes connectées, dopées à l’IA évidemment, est prévu à l'automne à un prix non encore précisé qui devrait être supérieur aux lunettes connectées du géant chinois Blacksheep, un opticien en ligne à prix très très bas qui « ambitionne de devenir le Shein de la lunette » et propose une monture connectée à moins de 50 euros, contre une moyenne de 300 euros affichés par ses compétiteurs. Dans un article récent de 01net.com, le journaliste Florian Bayard les a testées ; il s’attendait « à une expérience résolument low cost », or il a constaté que ces « lunettes se sont finalement montrées impressionnantes sur de nombreux points, notamment celui de la traduction par IA, en dépit de leurs inévitables limitations. Les restrictions budgétaires se sont surtout fait sentir du côté du hardware, comme l’appareil photo et les haut-parleurs. » Ce n’est pas la panacée, mais à ce prix-là, les lunettes connectées Blacksheep devraient séduire des porteurs pas trop sourcilleux, amateurs de gadgets ludiques. En attendant 2027 où de nouveaux acteurs s’annoncent : Apple, en retard sur le sujet, qui peaufine sa copie avec des lunettes connectées design dans la veine de son iPhone au succès planétaire. Mais aussi Gucci avec Google, un appariement de luxe confirmé par Luca de Meo, le PDG du groupe Kering qui entend secouer la griffe italienne en perte de vitesse. Chez Apple comme chez Gucci, là encore, le style passe avant la techno pour gagner la bataille de l’IA.
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