Une récente étude fait le point sur les comportements de paiement des entreprises françaises. Au vu des fortes disparités qui existent selon les secteurs d’activité, les opticiens se rangent plutôt parmi les bons élèves. L'optique affiche en effet des retards de paiement moins importants que ceux observés au niveau national. Détails. 

Récemment, l’institut Altares a présenté son panorama des retards de paiement, en Europe et en France, des organisations privées et publiques au 1er semestre 2026*. Tous secteurs confondus, « après une dégradation continue observée en 2024 puis amplifiée en 2025, les comportements de paiement des entreprises françaises se redressent nettement au deuxième trimestre 2026 », résume l’institut. Désormais, près d'une entreprise sur deux (49,7 %) règle ses fournisseurs à l'échéance, contre un peu plus de 45 % un an plus tôt. Le retard moyen s’établit dorénavant à 12,3 jours, ce qui est mieux que la moyenne européenne (13,1 jours). Pour Thierry Millon, le directeur des études Altares, cette amélioration de la situation peut notamment s’expliquer par le passage à la facturation électronique. Cette bascule aurait conduit les organisations, toutes concernées par cette obligation légale, « à moderniser leurs processus et à renforcer la qualité de leurs données ». Le statisticien ne néglige pas non plus, évidemment, la peur de la sanction : « Ce retour à une discipline de paiement plus vertueuse reflète aussi l'effet d'un cadre réglementaire plus ferme à l'égard des mauvais payeurs. Plus globalement, ce redressement traduit l'ancrage progressif d'une conviction désormais partagée : la ponctualité des règlements n'est plus seulement une question de trésorerie, mais un enjeu de compétitivité, de confiance économique et de conformité », souligne Thierry Millon qui rappelle, par ailleurs, que c’est en 2018 que le niveau des retards de paiement était tombé au plus bas, sous 11 jours à l’époque… 

Cette moyenne nationale actuelle des 12,3 jours de retard de paiement recouvre, on s'en doute, de fortes disparités selon les secteurs d’activité. Qu’en est-il de la situation des opticiens ? Nous avons posé la question à l’institut, dont le périmètre d’analyse, nous précise-t-il, porte sur 2 340 acteurs, à fin juin 2026 : le commerce de détail d'optique affiche sur le semestre de meilleurs délais de paiement, puisqu'au 1er trimestre on enregistrait 12,5 jours de retard moyen (contre 13,1 pour l’ensemble des activités) et 11,6 jours au 2ème trimestre (contre, on l’a dit, 12,3 tous secteurs mélangés). Par rapport à la même période l’an passé, il y a une nette amélioration : il faut savoir qu’au T2 2025, par exemple, on constatait plus de 17 jours de retard de paiement pour les commerces d’optique alors que la moyenne de l’ensemble des activités économiques s’élevait, elle, à 14. Comment les autres activités du commerce de détail se situent-elles comparativement aux opticiens ? Toujours selon les données fournies par Altares, elles font aussi bien voire mieux. À titre de repères, par exemple, les enseignes de sport et loisirs ramènent leur retard moyen à seulement 7,4 jours, tandis que l’univers du bricolage-équipement du foyer descend à 8,5 jours. Le commerce alimentaire revient à 11,4 jours et l'habillement à 13 jours, deux activités en nette amélioration. 

* Note méthodologique : ce panorama entend s’appuyer sur une observation factuelle de la réalité des paiements par une analyse en permanence des retards de paiement par rapport aux conditions contractuelles. Le périmètre de l’étude Europe compte plus de 600 millions d’expériences commerciales réelles par an (relations fournisseur-client). En France, chaque année, 30 millions d'expériences commerciales sont analysées couvrant ainsi les comportements de paiement de plus de 2,7 millions d'entreprises.

Source cartographie : société Altares. 

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