Sur fond de renouvellement de sa gouvernance, le Conseil interprofessionnel de l'optique (CIO) affiche une volonté d’union alors que se profilent différentes échéances et enjeux importants pour l’avenir de la filière, du PLFSS pour 2027 à la prochaine élection présidentielle notamment. 

Rappelons d’abord ce qu’est le Conseil interprofessionnel de l'optique (CIO), car cette instance n’est pas la plus médiatisée du secteur : elle a vu le jour en 2007 et rassemble en son sein les grandes organisations professionnelles de l'optique ophtalmique : le GIFO pour le collège "Fabricants", le CASOPI, la FNOF, le ROF et le SYNOM* pour le collège "Opticiens". Toutes ces structures, malgré des sensibilités et des intérêts logiquement différents, s’efforcent de porter les sujets communs à la fabrication et à la distribution optique auprès des pouvoirs publics. Le CIO vient donc de renouveler sa gouvernance dans le cadre de son assemblée générale, hier 2 juillet. Henri Grasset et Jean-François Porte ont été reconduits à la co-présidence du CIO (respectivement pour les collèges Fabricants et Opticiens), et ce pour un mandat de trois ans. Sophie Thuot-Tavernier est nommée secrétaire et Jérôme Schertz trésorier.

« Ce mandat s'ouvre dans un contexte de plusieurs échéances structurantes pour la filière : la publication, prévue cet été, du rapport de la mission sur l'articulation entre l'Assurance maladie obligatoire et l'Assurance maladie complémentaire (AMO-AMC), l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 à l'automne, puis l'élection présidentielle de mai 2027, dont les orientations engageront la filière pour plusieurs années », peut-on lire dans un communiqué du CIO qui « entend porter une position commune, associant fabricants et distributeurs, sur ces différents dossiers ». D’autres sujets les occupent également, parmi lesquels, notamment, l’éventuel allongement du délai de renouvellement des équipements optiques (qui pourrait passer de deux à trois ans), la révision des contrats responsables, la lutte contre la fraude ou encore la régulation de la publicité en optique.

« Les décisions prises dans les prochains mois auront des conséquences durables pour l'accès des Français à un équipement visuel adapté », déclare le co-président du CIO Jean-François Porte, réitérant ainsi un message qu’il a régulièrement eu l’occasion de faire passer par ailleurs, en tant que président de syndicat (du ROF, en l’occurence), lors de ses récentes prises de parole. Henri Grasset, son binôme à la tête du CIO, insiste quant à lui sur la nécessité de faire front commun : « Les trois années qui viennent demandent que la filière parle d'une seule voix face aux pouvoirs publics. La santé visuelle des Français ne doit pas être une variable d’ajustement des politiques publiques ». 

* Groupement des industriels et fabricants de l'optique (GIFO), Centrales d'achat au service des opticiens indépendants (CASOPI), Fédération nationale des opticiens de France (FNOF), Rassemblement des opticiens de France (ROF), Syndicat national des opticiens mutualistes (SYNOM). 

Photo : Henri Grasset et Jean-François Porte, co-présidents reconduits à la tête du CIO. 

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